Histoire de l’Etape du Tour.

L’Etape du Tour, créée en 1993 pour proposer aux cyclistes amateurs de se tester sur le parcours d’une des étapes de montagne au programme du Tour de France, est devenue la course de référence pour les cyclosportifs du monde entier.

Au sein de ce peloton, nous retrouvons plus de 50 nationalités différentes. Les sportifs viennent de pays lointains, tous animés par la même passion du Tour de France et des mythiques montagnes françaises.

L’Etape du Tour étant une épreuve itinérante, c’est l’occasion rêvée chaque année de découvrir de nouvelles régions, de nouveaux paysages, d’allier la performance sportive et la découverte touristique de la France.

Devant le succès rencontré depuis plusieurs années, nous avons cherché à mettre en place une solution pour satisfaire le maximum de cyclistes.

L’Etape du Tour 2014

Le 20 juillet prochain, quatre jours avant le peloton du Tour de France, les cyclosportifs seront attendus par milliers pour la 22e édition de l’Étape du Tour, sur le parcours de la 18e étape, dessinée entre Pau et Hautacam, avec l’ascension du Tourmalet au programme.
Honneur aux Géants des Pyrénées. Depuis plus de vingt ans, les « cyclos » vibrent avant tout pour le rendez-vous estival incontournable.

L’Étape du Tour, c’est LA course référence que les cyclistes amateurs veulent connaître, celle où il faut s’étalonner. On y côtoie la légende, on rentre à la force des mollets dans une communauté de rouleurs à part. En se comparant aux champions du peloton professionnel qui arpenteront eux aussi les mêmes pentes quelques jours plus tard, on tisse avec eux une forme de complicité. La souffrance aidant, on se sent un peu plus proches.
Pour partager cette sensation, il faudra s’élever à son rythme et avec ses moyens sur des routes pyrénéennes rentrées de longue date dans la catégorie des monuments du cyclisme mondial.

Après avoir quitté Pau, la mission consiste à se hisser, depuis Sainte Marie de Campan, jusqu’au col du Tourmalet, sommet d’une ascension de 17,1 km à 7,3 % de dénivelé moyen. La plongée sur Luz Saint-Sauveur, dernière séquence de répit, précédera ensuite la redoutable montée du Hautacam, et ses 13,6 km à 7,8 %.

Le défi à relever, avec deux des ascensions les plus prestigieuses du Tour de France, s’adresse aux très bons avaleurs de pente. Mais avec une distance de 148 kilomètres, le profil global s’avère aussi accessible à des néophytes bien entraînés désireux de connaître le grand frisson.

Les records des 13 500 inscrits et des 10 627 arrivants, enregistrés l’année dernière, sont en danger !

Le Départ.

Après avoir quitté Pau, la mission consiste à se hisser, depuis Sainte Marie de Campan, jusqu’au col du Tourmalet, sommet d’une ascension de 17,1 km à 7,3 % de dénivelé moyen.

La plongée sur Luz Saint-Sauveur, dernière séquence de répit, précédera ensuite la redoutable montée du Hautacam, et ses 13,6 km à 7,8 %.

Le défi à relever, avec deux des ascensions les plus prestigieuses du Tour de France, s’adresse aux très bons avaleurs de pente. Mais avec une distance de 148 kilomètres, le profil global s’avère aussi accessible à des néophytes bien entraînés désireux de connaître le grand frisson.

--------------------------------------------------Mise à jour le 20 Juillet 2014 à 19h17--------------------------------

 

 

 

 

Un véritable défi sportif

Nouveau record de participation dans le massif pyrénéen : près de 10 000 passionnés de vélo originaires de 94 nations ont pris le départ ce matin de la 22è édition de L’Etape du Tour. Au programme de la seule cyclo-sportive française organisée sur routes totalement fermées à la circulation : 148km entre Pau et Hautacam. 

 

Le parcours dessiné dans les départements des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées était calqué sur la dix-huitième étape de la Grande Boucle qui sera courue le 24 juillet prochain. Deux difficultés majeures du massif pyrénéen étaient au programme : le col du Tourmalet (17,1km à 7,3% de dénivelé moyen) et la montée finale vers Hautacam (13,6km à 7,8%). Au total, ce sont donc plus de 30km d’ascension que les concurrents ont gravi lors de cette Etape du Tour. 

 

Et une aventure humaine exceptionnelle 

 

Permettre à des amateurs de vivre le mythe du Tour de France de l’intérieur : L’Etape du Tour est restée d’emblée fidèle à sa réputation. Dès 5h30 du matin, ils étaient des milliers à converger vers l’aire de départ située place de Verdun. Parmi les nombreuses féminines présentes aux abords de l’espace petit déjeuner, Amy, Londonienne participant à sa première Etape, avouait : « J’ai escaladé le Tourmalet à plusieurs reprises à l’entraînement mais je suis un peu nerveuse en raison des conditions météo. » Lea, Brésilienne elle aussi novice sur l’épreuve, ajoutait : « Dans mon pays, nous n’avons pas de vraies montagnes. Je ne suis pas certaine de pouvoir rallier Hautacam. » 

 

Divisé en treize sas d’environ 1 000 coureurs – afin de fluidifier le flux et permettre à chacun de pédaler en toute sécurité –, l’immense peloton a patienté dans la bonne humeur avant que François Bayrou, Maire de la ville, ne libère les premiers concurrents à 7h. On notait d’emblée la présence aux avant-postes d’Alain Prost, habitué de L’Etape, et de Cyril Despres, quintuple vainqueur du Dakar. 

 

Au cœur du peloton 

 

L’ambiance était chaleureuse au cœur des petits groupes qui se constituaient au fil des kilomètres. A Pontacq, les enfants accueillaient les coureurs en agitant de petites cloches. Julie, une Galloise dont le mari participait à L’Etape, buvait son café en terrasse. « J’espère que tout se passera bien », murmurait-elle en fixant le sommet de la vallée. 

 

A Lanne (kilomètre 45), le village était magnifiquement décoré de dizaines de vélos suspendus. Un peu plus loin, dans la côte de Loucrup, c’est la rumeur des troupeaux qui accompagnait les premiers efforts significatifs de la matinée. Tout au long de L’Etape, sous les encouragements de nombreux supporters, les concurrents pouvaient admirer le décor d’une ruralité pyrénéenne de carte postale. « I love France », s’exclamait Marylin, originaire du Canada. A ses côtés, Veronica, citoyenne australienne, ajoutait : « C’est fantastique. Exactement ce que j’espérais vivre ! » 

 

Après 70km effectués sans la moindre précipitation, la tête de course a entamé l’ascension du col du Tourmalet sous une pluie de plus en plus soutenue. Les derniers kilomètres se sont faits dans le brouillard. Au sommet – à plus de 2 100 mètres d’altitude –, le thermomètre culminait à 10°C. La longue descente vers Luz-Saint-Sauveur s’est avérée délicate à négocier pour de nombreux coureurs ankylosés et peinant à conserver un bon rythme de pédalage. Nicolas, un Parisien qui découvrait les routes de L’Etape du Tour, avouait : « Les descentes, ce n’est pas mon truc. Surtout lorsqu’il fait froid et que la chaussée est mouillée. Mais, bon, je prends ça en rigolant… » 

 

La difficulté finale culminant à Hautacam a permis aux meilleurs de s’expliquer sur des pentes particulièrement exigeantes. A l’arrière du peloton, chaque coup de pédale se faisait souvent en grimaçant. Rare cependant que les sourires disparaissent tout à fait des visages. « Tout va bien, résumait Eric, on est là pour en baver ! » 

 

Au terme de L’Etape et de la descente ramenant au Village de Lau Balagnas, les “finishers” trouvaient la récompense de leurs efforts : la médaille ainsi qu’un sticker à appliquer sur leur cadre de vélo, talisman indélébile d’une formidable journée sur les routes de la Grande Boucle. La traditionnelle pasta party se partageait ensuite entre camarades d’effort. Pour la plupart des concurrents éprouvés par le froid, le ravitaillement proposé par les bénévoles de L’Etape du Tour était l’occasion d’un moment de repos bien mérité. L’heure de la récupération avait sonné ! 

 

Les podiums 

 

Hommes

 

1. Loïc Herbreteau 4h47’29”
2. Peter Pouly 4h51’22”
3. Nicolas Loustaunou 4h55’23” 
 
Femmes

 

1. Magdalena De Saint Jean 5h41’49”
2. Pauline Teyssedre 6h03’50”
3. Chrissie Wellington 6h04’38” 
 
Pour le COBA.
 
Daniel BOUTEILLER                 7H 53mn 02s.  Classement    4383 éme.  (catégorie 70 ans et plus)  13 eme sur 41.
Alain BIBOULET                        8H 05mn 52s.  Classement    4859 éme.  (catégorie 45 ans à 49 ans)  814 eme sur 1438.
Hervé BRANGIER                      7H 29mn 04s.  Classement    3423 éme.   (catégorie 40 ans à 44 ans)  554 eme sur 1515.
Patrice LAMOUROUX               8H 15mn 16s.  Classement    5222 éme.   (catégorie 60 ans à 64 ans)  239 eme sur 421.
Patrick LANDOT                        Pas de classement      dossard  6144.
Jean Christophe PALLIER     7H 25mn 52s.   Classement    3305éme.    (catégorie 55 ans à 59 ans)  207 eme sur 665.

 

Un immense bravo à Magdalena De Saint Jean, vainqueur de L’Etape du Tour pour la septième fois. Agée de 44 ans, mère de quatre enfants, cette ophtalmo vivant à Aix en Provence, a dominé un plateau féminin particulièrement relevé – avec notamment la présence de plusieurs professionnelles américaines et de Chrissie Welligton, Britannique quadruple lauréate de l’Ironman d’Hawaï. Magdalena confiait pourtant avant le départ : « Aujourd’hui, je roule pour le plaisir. Pas pour la gagne ! »

 




   
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